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  • Orange lance Totem, une société destinée à la gestion de ses pylônes

    Date : 26 Fév 2021 à 3:07

    L’opérateur télécoms joue la carte de la consolidation européenne par les infrastructures, sans pour autant parvenir à rassurer les marchés financiers sur la solidité de son modèle.

    Orange abat une nouvelle carte dans sa stratégie de développement. À l’occasion de la publication de ses résultats annuels, l’opérateur historique a annoncé la création d’une nouvelle entité : Totem. Cette « tower company » regroupe 25.500 points hauts d’Orange, dont 17.000 en France et 8 500 en Espagne. Il s’agit à la fois de pylônes et de toits-terrasses, ces emplacements précieux sur lesquels les opérateurs télécoms installent les antennes qui alimentent leur réseau mobile. Ces sites se louent parfois à prix d’or.

    Bouygues Telecom, SFR et Free ont déjà réalisé des opérations similaires, créant des tower companies qu’ils ont, en partie, céder à des tiers. Leur principal objectif était de dégager du cash pour se désendetter ou financer des investissements. Orange cherche au contraire à garder le contrôle de Totem, afin de jouer un nouveau rôle sur le marché des infrastructures de réseau en Europe. Le constat dressé par le groupe est simple. Les opérateurs télécoms sont bousculés sur les marchés financiers. La valorisation d’Orange est très inférieure à celle de la plupart des tower co, ce qui grève sa capacité à effectuer des acquisitions en les finançant par échange d’actions.

    En créant une compagnie ad hoc, l’opérateur historique s’offre une nouvelle monnaie d’échange pour participer à la consolidation du marché. L’allemand Deutsche Telekom et le britannique Vodafone viennent d’effectuer des démarches similaires. Stéphane Richard, le PDG d’Orange, n’exclut pas une consolidation européenne des télécoms, mais au niveau des tower co et non pas des sociétés mères.

    Orange pourrait aussi utiliser sa tower co pour se renforcer sur ce très lucratif marché de la gestion des infrastructures télécoms. Il viendrait concurrencer les champions du secteur, comme Cellnext. La croissance sera aussi organique, avec la nécessité de continuer à déployer les réseaux 4G et 5G en France et en Espagne. Des actifs supplémentaires d’Orange dans d’autres pays pourraient aussi l’intégrer. « Totem est la première pierre d’un nouveau piler stratégique chez Orange », résume Stéphane Richard, qui insiste sur le fait que son groupe « n’a pas besoin de cash ».

    Cette structure est aussi un moyen de contourner la législation européenne, jugée trop restrictive en matière de consolidation. « La doctrine de Bruxelles sur la concurrence n’a pas évolué depuis vingt ans, avec une vision obsolète de la définition des marchés pertinents. Les télécoms ne sont pas une bulle à part dans cet écosystème ». Les opérateurs sont en concurrence directe avec les Gafa sur des pans entiers de leurs activités, à commencer par les messageries.

    Plus de 7 milliards

    Avec Totem, un nouveau champ de possibilités s’offre à Orange. L’entité pourrait même faire l’objet d’une introduction en Bourse. Si le groupe se garde bien de se prononcer officiellement sur une valorisation, celle de Totem serait comprise entre 7,2 et 8,7 milliards d’euros, en se basant sur les transactions les plus récentes.
    Orange, comme la plupart des opérateurs télécoms, a démontré la résilience de son modèle par temps de crise, porté par la croissance des usages du numérique. Le groupe a publié un chiffre d’affaires de 42,2 milliards d’euros, en hausse de 0,3 %. Il est porté par la croissance en Afrique, au Moyen-Orient et dans une moindre mesure, en France. L’Espagne plombe les performances européennes du groupe. En France, l’opérateur historique poursuit ses investissements dans les réseaux et continue d’engranger des clients dans la fibre. Avec 4,3 millions d’abonnés, il domine ce dernier marché. Orange, qui n’a pas fait appel aux aides d’État, a annoncé la distribution d’un dividende de 0,70 euro par action, sans parvenir à redonner le sourire au marché financier. Le titre a chuté de 3,5% à 9,70 euros.

    www.lefigaro.fr

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